En République démocratique du Congo, la dégradation des sols et la hausse des prix des intrants de synthèse menacent directement la souveraineté alimentaire des petites exploitations familiales. Face à cette précarité, une alternative se propose pour valoriser une agro écologique durable : l’intégration de l’élevage aux cultures vivrières.
Cette complémentarité entre cultures vivrières et élevage permet de restaurer la fertilité des terres, d’améliorer la structure du sol, de favoriser la rétention d’eau et de stimuler la vie microbienne. Les producteurs réduisent ainsi leur dépendance aux engrais chimiques, souvent coûteux et difficiles d’accès, tout en augmentant durablement leurs rendements. Cette approche s’inscrit pleinement dans les pratiques agroécologiques promues par le projet PROMAGRISAD dont l’objectif est de bâtir des systèmes alimentaires plus résilients, respectueux de l’environnement et économiquement viables.
Dans de nombreuses exploitations familiales, les cultures et l’élevage ont longtemps été pensés séparément. D’un côté, des champs dont la fertilité s’épuise. De l’autre, des animaux dont les déjections restent parfois peu valorisées. Pourtant, lorsqu’ils sont associés avec soin, ces deux univers deviennent les maillons d’un même cycle vivant.
Ce film documentaire suit des productrices et producteurs qui transforment les résidus de récolte, les fourrages et les sous-produits agricoles en alimentation pour les animaux. En retour, le fumier, les litières et les matières organiques sont compostés puis restitués à la terre. Cette fertilisation naturelle améliore progressivement la structure du sol, nourrit la vie du sol et réduit la dépendance aux engrais coûteux.
L’élevage intégré n’est pas une recette unique. Il s’adapte aux réalités de chaque exploitation : disponibilité de l’eau, espace, espèces élevées, cultures pratiquées, savoir-faire local et temps de travail des familles. Poules, chèvres, porcs, bovins ou petits ruminants peuvent, selon les contextes, participer à ce cycle.